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Distribution: Barnier promet aux agriculteurs
d'accélérer les contrôles
Le
ministre de l'Agriculture Michel Barnier a promis samedi aux présidents
de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs que le gouvernement allait "généraliser
et accélérer les contrôles" des prix dans la grande distribution,
promettant de "sanctionner quand il le faudra".
M. Barnier a reçu à Bercy,
en compagnie du secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel, Jean-Michel
Lemétayer (FNSEA) et William Villeneuve (Jeunes Agriculteurs), au
lendemain du déclenchement de l'opération "Vérité sur les
marges", qui se traduisait encore samedi par le blocage d'une
vingtaine de plateformes d'approvisionnement de la grande distribution en
France métropolitaine.
Le ministre a précisé lors
d'une conférence de presse qu'une table ronde serait organisée mercredi
matin à la demande de la FNSEA et des JA en présence des ministres
concernés, dont Christine Lagarde (Economie), et des autres acteurs de la
filière (industriels, distributeurs et consommateurs).
Michel Barnier a promis
"d'accélérer profondément" les travaux de l'observatoire des
prix et des marges mis en place par le gouvernement en mars 2008.
"Nous allons généraliser et accélérer les contrôles, chercher là
où elles sont toutes les informations, vérifier la sincérité de ces
informations et contrôler, sanctionner quand il le faudra", a-t-il
lancé, assurant que le gouvernement avait "pris la mesure" du
"désarroi" et du "mécontentement" des agriculteurs.
Luc Chatel a pour sa part fait
état de deux initiatives. D'une part, une "expertise
contradictoire" sera mise en oeuvre dans le cadre des travaux de
l'observatoire pour s'assurer de la validité des données transmises.
D'autre part, une "brigade de contrôle" de la loi de
modernisation de l'économie sera installée "dès la semaine
prochaine" au sein de la DGCCRF (Direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) afin que
la loi "puisse s'exercer pleinement".
Le président de la Fédération
nationale des syndicats d'exploitants agricoles a pris acte de la volonté
affichée par le gouvernement d'assurer les conditions de la transparence
dans la formation des prix et de renforcer les contrôles, observant
notamment qu'il était "prêt à jouer son rôle de gendarme".
"Je pense que le
gouvernement a compris qu'il ne peut pas trahir le monde paysan", a déclaré
Jean-Michel Lemétayer aux journalistes à l'issue de la réunion.
"Nous avons lancé un mouvement de 48 heures" au plan national,
qui doit "se terminer ce (samedi) soir".
"L'expression de la colère
des producteurs, je la comprends. Donc si nos dirigeants départementaux,
des producteurs dans certains départements (...) pensent qu'ils doivent
maintenir la pression, c'est pas moi qui les en empêcherai", a
observé M. Lemétayer. Maintenant, "le prochain rendez-vous est
mercredi. Je voudrais qu'on puisse travailler dans la sérénité
d'ici" là, et "surtout après".
A ses côtés, le président
des Jeunes Agriculteurs William Villeneuve a estimé que "les
blocages vont être levés". "On était partis pour 48 heures
mais je pense aussi que s'il n'y a pas d'actes et si ça continue, on sera
capable d'y revenir et plus fort", a-t-il averti. AP in
Ouest France

La
radio numérique est lancée
Par Benjamin BONNEAU
leJDD.fr
La
radio numérique terrestre (RNT) est sur les rails. Depuis 2005, le
Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) prépare ce nouveau paysage
radiophonique, et des expérimentations avaient même été lancées. On
n'en est plus là. Mardi, devant des journalistes venus nombreux, Michel
Boyon, le président de l'instance, a pris la parole pour rendre compte de
l'appel à candidatures lancé en mars 2008.

Michel
Boyon et Rachid Arhab ont annoncé le nom des candidats sélectionnés
pour la radio numérique terrestre. (Reuters)
Dès décembre
2009, la radio sera numérique ou ne sera pas. Pour une partie du
territoire, du moins. Avant de donner le nom des candidats retenus pour le
passage à la radio numérique terrestre (RNT), Michel Boyon d'abord,
Rachid Arhab ensuite, se sont livrés mardi, au siège du Conseil supérieur
de l'audiovisuel (CSA), à un vibrant plaidoyer en faveur de la RNT. Le
passage au numérique représente pour la radio "un changement
aussi important que celui qui concerne aujourd'hui la télévision",
ont-ils déclaré en choeur, avant d'assurer que la numérisation de la
diffusion terrestre de la radio "donnera un nouvel élan à ce média
et en assurera la pérennité."
Les raisons de cet enthousiasme: une offre de programmes enrichie qui sera
accessible pour la quasi-totalité de la population. Michel Boyon, président
du Conseil, a d'ailleurs rappelé que, si l'Ile-de-France est parfaitement
servie, 30% de la population française reçoit moins de 10 radios. La RNT
assurera donc "aux grands réseaux une couverture véritablement
nationale." Davantage de programmes pour davantage d'auditeurs
potentiels, mais pas seulement. La qualité de la réception devrait être
sensiblement meilleure qu'en analogique selon les grands sages, tous présents
pour l'occasion. Des innovations majeures devraient également voir le
jour, comme la possibilité de revenir en arrière ou d'enregistrer une émission.
"un choix incompréhensible et discriminatoire"
Pour cela, la population devra toutefois faire des efforts d'équipements,
les transistors actuels n'étant pas capables de capter le signal numérisé.
Le CSA est conscient que cela devrait prendre quelques années. Mais le
jeu en vaudrait la chandelle, à en croire le volubile Rachid Arhab. Après
quelques explications techniques sur les fréquences attribuées, l'ancien
présentateur du 13 heures de France 2 a donné le nom des heureux
gagnants. Le Conseil a choisi, pour le moment, de ne sélectionner des
candidats que dans trois zones géographiques précises. Paris d'abord, en
raison de l'importance de son bassin de population et, bien sûr, afin
d'assurer la viabilité économique du lancement de la RNT. Les zones de
Marseille et Nice connaissent elles aussi leurs gagnants car la date
d'extinction de l'analogique a déjà été fixée au 25 novembre 2009
dans ces villes. Dans ces trois zones, le lancement de la RNT s'effectuera
dès décembre 2009. Un autre appel à candidatures sera lancé
prochainement pour les laissés pour compte de ce premier rendez-vous de
la radio avec le numérique.
Dans chacune des trois villes retenues, le CSA a sélectionné 55 stations
à Paris (contre 48 sur la bande FM actuelle), 41 stations à Marseille
(contre 32 sur la bande FM) et 40 stations à Nice (contre 29 sur la bande
FM). Sans oublier d'y ajouter à chaque fois les huit stations publiques
de Radio France. On compte ainsi sept nouveaux projets à Paris. À
Marseille, 12 nouveaux projets ont été déposés, et 13 à Nice. Parmi
eux LCI, ou encore deux stations sportives déclinées l'une par Europe 1,
l'autre par RTL, en partenariat avec L'Équipe. Un choix qui n'est pas du
goût de tous.
NextRadioTV et NRJ Group sont furieux que leurs projets de radio aient été
recalés par le CSA, selon La Tribune. Alain Weill, patron de
NextRadioTV compte déposer un recours contre "un choix incompréhensible
et discriminatoire." Jean-Paul Baudecroux, PDG de NRJ, a dit de
son côté étudier également un recours contre un choix "très décevant
et vraiment choquant." Avant même ces réactions courroucées,
Michel Boyon avait été interrogé part un journaliste sur la possibilité
de recours devant le Conseil d'Etat. Le président du Conseil, dans un
grand sourire, avait affirmé, plein de confiance, être certain d'aller
en justice. Il ne sera donc pas déçu.
Les
Don Quichotte installés à Montpellier
Le Figaro
Les
Enfants de Don Quichotte ont installé depuis hier soir avec l'aval de la
mairie une vingtaine de tentes sur une esplanade située à proximité du
centre-ville. Dans les prochains jours, une cinquantaine de tentes au
total devraient être montées sur l'esplanade du Peyrou, pour une
quinzaine de jours, a souligné Jacob Lionel, le président des Enfants de
Don Quichotte Languedoc-Roussillon.
La mairie de Montpellier, conduite par la socialiste Hélène Mandroux, a
donné son accord pour que les Enfants de Don Quichotte montent ce
"campement solidaire", a indiqué Lionel. "La police
municipale supervise le campement et assure la sécurité du lieu, le
soir", a-t-il témoigné.
Dans une quinzaine de jours, les Enfants de Don Quichotte entendent
quitter Montpellier et installer leur campement "dans une ville de
l'Agglomération qui ne respecte pas les 20% de logements sociaux", a
déclaré Lionel, sans préciser de quelle ville il s'agit.
A Strasbourg, les Enfants de Don Quichotte ont monté près d'une
vingtaine de tentes sur un quai du centre-ville, avec l'autorisation de la
préfecture. A Paris en revanche, la centaine de tentes installées par
surprise sur les berges de la Seine vendredi, près des Tuileries à Paris
(Ier), ont été démontées quelques heures plus tard par la police.
A Marseille, le campement d'une dizaine de tentes, installé sans
autorisation, a été levé samedi pacifiquement au petit matin, selon le
chargé de communication PACA des Enfants de Don Quichotte.

L'UMP
creuse l'écart avec le PS en vue des européennes, pour CSA in RMC
Le 16/05/2009 à 19h02 GMT
PARIS
(Reuters) - L'UMP creuse l'écart avec le Parti socialiste, qu'il devance
de six points à l'approche des élections européennes, selon un sondage
CSA publié dans l'édition de dimanche du Parisien/Aujourd'hui en France.
A
trois semaines du scrutin du 7 juin, 28% des personnes interrogées déclarent
avoir l'intention de voter pour le parti majoritaire, contre 22% pour
celui dirigé par Martine Aubry.
Le
mois dernier, l'écart entre les deux camps n'était que de deux points
(27% pour l'UMP contre 25% pour le PS).
Le
Mouvement démocrate (MoDem) soutenu par François Bayrou arrive en troisième
position, avec 13% (+ 1 point).
La
liste Europe-Ecologie emmenée par Daniel Cohn-Bendit est stable à 10%.
Le
Front national est en baisse de deux points, à 6%, tout comme le Nouveau
parti anticapitaliste (NPA) d'Olivier Besancenot qui passe de 7% à 5%.
Interrogés
sur les bons et mauvais côtés de la construction européenne, 78% des
sondés pensent qu'elle a eu un effet positif pour la préservation de la
paix. Mais 59% estiment qu'elle eu des effets négatifs sur l'emploi.
Le
sondage a été effectué les 13 et 14 mai auprès de 1.003 personnes âgées
de 18 ans et plus.
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