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Interview de François Bayrou dans Libération sur les européennes

Les élections européennes: sabordage- Kouchner hésite?

Sarkozy faute, Royal s’excuse !

 La grandeur de la France, nous disait le général de Gaulle !

Voilà une bien triste histoire : on impute au président de la république des propos désobligeants sur les grands chefs d’Etat européens ou sur Barack Obama.

Bruits de couloir, saute d’humeur, la presse internationale s’émeut desdits propos.

Il y a deux ans que nous sommes avec un président peu enclin à utiliser le  langage diplomatique – pour faire sobre, on dira, il a son franc parler, pensant certainement être plus proche du peuple et donc plus populaire en parlant comme il pense que les Français parlent – cela s’appelle de la caricature, du mépris – le président du pouvoir d’achat, le travailler plus pour gagner plus etc. souvenez-vous ! Souvenez-vous aussi, que ces paroles sont des paroles de campagne et que les Français ont validé ce langage.

Ségolène Royal dont le timbre de voix est assez « populaire » pour ne pas dire vulgaire, donne dans le visuel – son show au Zénith coaché par un imprésario était un grand moment républicain !

De Gaulle, Giscard, Pompidou, Mitterand, Chirac (notre grand-père bien aimé des français) pardonnaient à ces ignorants : eux qui ne maîtrisent pas la langue française, qui confondent modernité et le parler jeun’s, en un mot ces VRP de la république.

Cerise sur le gâteau : Sarkozy et Royal forment un duo, l’un tient des propos désobligeants, l’autre pardonne en son nom et au nom de la France !

 Pauvre pays que le nôtre, l’image des Français pour les étrangers, est de ces duettistes !

Comment envisager que les jeunes puissent avoir une image de référence  avec ses politiques ?

Quel mandat, quel pouvoir autorise Ségolène Royal a imploré le pardon des pêchés de Sarkozy ?

Comme l’on disait avant au PC, c’est bonnet blanc et blanc bonnet – notez que les gaffes présidentielles et ex-future présidentiable font oublier les fermetures d’usines, l’argent donné pour renflouer des entreprises qui ferment quand même leurs usines, la misère dans les hôpitaux, les prisons, la vie quotidienne difficile.

Une faute, une excuse, c’est triste la politique, alors pas de surprise à attendre, le 7 juin lors des élections européennes, le parti triomphant sera le parti de l’abstention, des Français désespéraient par la politique.

L’un faute, l’autre pas…