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François Bayrou: en vrac!

   
 

Un candidat aux présidentielles de bon niveau.

En multipliant par trois, son score des élections présidentielles de 2002, François Bayrou  a montré qu’il avait présenté aux Français un projet porteur d’espoir – les électeurs, les médias subjuguaient par le duel sarko-ségo n’ont pas compris l’importance des déclarations de François Bayrou (de plus, pour le comprendre, il faut parfois plus de quatre cents mots de vocabulaire !) alors que dans le ségo-sarko, cent mots étaient suffisants.

Certainement, lui-même surpris par son propre score, il a mal géré, le second tour – vouloir expliquer aux français que les dossiers les plus importants (régime des retraites, santé, éducation, justice) pouvaient être résolus en dehors du clivage gauche droite et qu’il fallait s’adjoindre les services des « meilleurs » sur ces sujets, a été interprété comme une bravade. Le slogan : je dis ce que je ne voterai pas mais je ne dis pas ce que je voterai, a été mal compris des électeurs et en particulier de beaucoup de ses électeurs.

La descente aux enfers.

Les cadres et élus du parti se sont sentis une âme très sarkozienne et sont allés aux plus offrants. François Bayrou avait lancé l’idée de créer, un nouveau parti mais rien n’était prêt : pas de candidats, pas de logistique – les élections législatives ont été très difficiles pour le Modem naissant.

Pas d’élus, pas de groupe parlementaire, la fuite des cerveaux s’est accélérée.

Les élections municipales ont été le chemin de croix de François Bayrou : soutien, retrait de soutien, de Sarnez qui plante Paris, Bayrou qui se noie dans le jus de la poule au Pau… la débâcle.

Le Modem est-il encore branché ?

François Bayrou a enfin décidé de structurer son parti, au niveau local et aussi au national. Il a enfin compris qu’un candidat aux présidentielles ne peut espérer gagner que s’il est le chef charismatique d’un parti fort.

Par contre, combien restent-ils encore de modémistes ? 60.000 adhérents avaient été annoncés, au vote récent des adhérents environ 15.000 votants soit 25% si on prend toujours la base de 60.000.

Il est vrai qu’il faut être courageux pour adhérer au Modem : François Bayrou, pas de problème, il a dernièrement fait une remontée dans les médias même si son acharnement sur Tapie est déplacé quand on compte en ses rangs l’ancien président du Crédit Lyonnais... c’est du François !

Par contre sur le terrain, au niveau du militant de base ! Des anciens UDF qui veulent manger les jeunes adhérents, les jeunes qui prennent les vieux pour des gâteux bon pour la retraite – globalement le niveau est bas !! Il ne faut pas généraliser mais il y a quelques « cas » !

Le problème actuel de François Bayrou, est qu’il n’est pas en mesure de rassembler les déçus du sarkozisme et les déçus de Ségolène avec son PS en morceaux !

Les Français souffrent du manque de pouvoir d’achat, ne peuvent partir en vacances dans des conditions habituelles. S’il veut continuer d’exister, il lui faut rassembler !