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François Bayrou laboure l’UDF pour
semer le Modem. |
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Depuis ce vendredi l’UDF est
morte et depuis ce matin le Modem est né. La situation est un peu plus complexe car pour des raisons juridiques, financières (garder l’argent de l’aide publique aux partis politiques), l’UDF confie pendant trois ans ses intérêts au Modem. Cap 21, suite aux vives protestations de Corinne Lepage, garde une forme d’autonomie. Pour la simplification, on dira l’UDF est morte, vive le Modem. François Bayrou a défini la règle
des 3 R : Rassemblement, Renouvellement, Refondation démocratique. Quel avenir pour les 3R et quel
avenir pour le Modem ? Rassemblement : C’est bien là un point
d’achoppement. L’UDF était déjà un rassemblement. Giscard et ses Républicains Indépendants
avaient bien compris qu’un président de la république avait besoin de
fédérer largement. Ce rassemblement a bien marché
car les partis qui se sont ralliés à l’UDF, avant que l’UDF accepte
des « adhérents directs, étaient des partis vieillissants et à
bout de souffle. Giscard par son image de « jeune cadre dynamique »
a su donner un élan, un souffle nouveau face aux gaullistes omniprésents,
l’Etat RPR, n’était pas une légende, le Sac non plus ! La gauche attendait d’être
restructurée, elle cherchait un leader avant l’arrivée de Mitterrand. Ce rassemblement Modem a-t-il les
capacités de fonctionner ? Certainement pour être uni autour de
François Bayrou pour les élections présidentielles de 2012. Ce parti
est un parti autour d’un homme charismatique – il faut s’appeler
François Bayrou pour en 2007, faire un discours où l’on explique à
son auditoire la racine latine du mot construction (struere). Il y a parfois chez certains adhérents
une espèce de culte de la personnalité mais lorsqu’il s’agira de
travailler en commun pour des élections où les listes sont conduites par
des Monsieur Landa, les problèmes seront là ! Il y a eu un effet Bayrou comme
il y a eu un effet Royal mais un quart des adhérents au PS est parti après
la défaite de Ségolène Royal. Rassembler ce n’est pas
assembler comme un Lego. Les écologistes ont toujours eu
un mode de fonctionnement très particulier et une gestion de leur parti
quasi caricaturale. Un mouvement qui commence par un
assemblage risque de finir en morceaux. Renouvellement : Renouvellement c’est indéniable
mais beaucoup de modémistes de mai 2007 sont des adhérents qui sont adhérents
pour la première fois à un parti, qui sont sans expérience. Comment vont cohabiter les vieux
UDF et les jeunes adhérents non rôdés à la vie d’un parti ? Faire
une campagne électorale, cela s’apprend – quelle entreprise ne
prendrait que des apprentis pour fonctionner. Marielle de Sarnez serait
mise en cause pour sa gestion peu démocratique du mouvement mais il faut
savoir que si François Bayrou a fait ce score aux présidentielles
c’est grâce à elle. Que diriger un parti, c’est écarté
les importuns et les opportunistes. Que la concertation doit être présente
mais qu’il faut une gestion très centralisée, parfois proche du
« centralisme non-démocratique ». Présenter des inconnus à des élections
municipales comme se fut le cas aux législatives, c’est aller dans le
mur ! Le Modem a aujourd’hui trois députés,
après le départ de Thierry Benoit ! Le renouvellement – oui-
mais il portera ses fruits en 2012. Refondation démocratique : Il est évident qu’un parti doit avoir sa propre loi interne, sa constitution garant des intérêts de tous. Mais cette charte est devenue une obsession. Un parti ne gagne des élections
que s’il a un projet politique fort explicité aux électeurs par des
militants d’exception. On ne gagne pas des élections
avec des statuts de parti ! Le Modem doit se ressaisir car
sinon il est sur la voie du parti socialiste, les courants, les combats de
bédouins et les statuts ! Que le Modem présente rapidement
un projet politique, que François Bayrou se fasse entendre sur les sujets
d’actualités. Les journaux télévisés ont
consacré quelques instants au Modem ! Il faut réagir et AGIR.
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