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François Bayrou et le Modem pèsent 6% !

   
 

Le Modem a tenu son congrès et a maintenant une existence juridique.

 Les élections municipales se préparent par des réunions des fédérations, le Modem se met en ordre de bataille.

 François Bayrou a été élu président du Modem à une majorité écrasante et pour cause !!

Tout cela semble huilé comme une horloge suisse.  

Cependant, les résultats des  élections municipales seront de 6%.

 Pourquoi ce chiffre ? Tout simplement par ce que c’est le score traditionnel de l’UDF en France.

François Bayrou a fait 6% en 2002 aux élections présidentielles et le Modem a fait 6% aux élections législatives.

 6% c’est le pourcentage des « centristes en France ».

Le terme centriste ne veut plus guère dire grand-chose en 2007. Entre le Nouveau Centre, le mouvement que vient de créer Jean-Marie Cavada et les différents satellites, le centrisme est difficile à définir.

 C’est pourquoi, il faut repartir aux bases de l’UDF, au temps où Giscard d’Estaing a créé l’UDF. Il voulait démontrer que son idée, presque son postulat, que les français voulaient être gouvernés au Centre était véridique. Il souhaitait aussi une grande formation politique centriste voire centrale, comme le dit aujourd’hui François Bayrou, entre l’Etat RPR très puissant et la gauche qui allait très vite se réunir sous la bannière « l’union de la gauche. »

 A l’époque de Giscard d’Estaing, l’UDF était en fait un conglomérat de partis. De vieux partis qui voulaient se donner un nouveau souffle et profiter de l’image de changement qu’offrait à l’époque le président de la république. Une espèce de renouveau – de partis qui avaient connu les méandres de la IV , en particulier la démocratie chrétienne. L’UDF était à droite mais avec une vision sociale (esprit catho) et un grand cheval de bataille : l’Europe qui n’avait pas été le cheval de bataille des gaullistes !

 Aujourd’hui, le Modem, même s’il garde un « noyau dur » de l’UDF, a réussi à fédérer les adhérents souvent jeunes et novices en politique (ce qui n’est pas une tare) qui sont pour un centre « central » et qui ne se posent plus les questions des anticommunistes primaires pour éventuellement voter à gauche.

 Le mur de Berlin est tombé, plus personne ne croit que si la gauche revient les chars russes seront dans Paris (un bémol – l’attitude de la Russie est préoccupante cependant !!).

 Tous ces adhérents retrouvent le même écho que leurs aînés dans la vie politique quotidienne (c’est-à-dire en dehors des élections présidentielles) = 6%.  

6%, vous dis-je !