Quand les sondages remplacent la campagne électorale des européennes !Edito JPG |
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La campagne électorale
ne bat guère son plein à quelques jours des élections européennes. Une
catastrophe aérienne mobilise les journaux télévisés et les radios,
Roland Garros donne le coup final. Les différentes
listes ne cherchent guère à entrer dans la bataille : l’UMP est
soucieuse de garder son leadership et ne veut se faire égratigner par un
débat national, le PS aimerait bien franchir le cap des 20%
sinon ce serait une défaite
historique pour « fêter » l’arrivée de Martine Aubry à la
tête de ce parti. Les autres listes seraient prêtes à en découdre et
à se faire entendre mais elles n’ont guère que la campagne nationale
pour se faire entendre. Alors les sondages
affluent : le taux d’abstention varie, le PS monte et descend, le
Modem est la troisième force politique en France à moins que les Verts
etc. « L’un de nos problèmes est l’uniformisation. Il n’y a plus de débats d’idées. Les gens suivent les sondages et les top 50. Les jeunes ne sont pas assez fous, Robert Charlebois » Il a bien raison
le chanteur québécois, les jeunes devraient être « fous »
de l’Europe qui est leur avenir : réchauffement de la planète, crédits
à la recherche, à la culture… Les jeunes sont
– si l’on en croit les sondages – les moins intéressés pour aller
voter ! Les Français
semblent être comme en 2002, on attend les sondages puis on déterminera
notre vote. Il n’y a qu’un tour et les sondages sont volatiles, pour
ne pas dire versatiles, pour le pas dire fragiles, pour ne pas dire
futiles. Puisque la
campagne ne veut pas aller à Vous, allez voter. JPG
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