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Quand
le bobo land de la gauche caviar écrit au P.-S.
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Vous
trouverez ci-dessous la lettre envoyée par des « artistes de gauche »
pour prendre à partie Martine Aubry : ils osent écrire « Quant
à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le redeviendrez,
vous saurez où nous trouver. » De gauche ? A la gauche de qui ? Artiste
de qualité, nous le concédons mais de gauche ? La gauche
à la Jack Lang, oui c’est là – la gauche caviar : demandez aux
intermittents du spectacle, aux techniciens et aux directeurs de théâtre
qui ont à supporter leurs caprices s’ils sont de gauche ? On peut
concevoir leur désaccord avec la loi Hadopi (Arditi sur RMC au GG
semblait bien mal connaître le sujet) – de là donner des leçons à la
gauche ! Ils se
prennent pour qui ? Une égérie de Saint Germain des près qui préfère
vivre dans l’Oise et un acteur grand public pour grand fric ! Que cette
loi porte atteinte aux libertés fondamentales de notre France, soit
accepté pour faire plaisir à ces bobos ! Ill y a un problème de téléchargement
mais un peu de dignité pour les millions de français qui vivent sous le
seuil de pauvreté. La seule
chose que l’on peut leur accorder, c’est qu’ils ne prêchent pas
pour leur paroisse car qui les téléchargent ? La lettre in extenso des artistes en colère, envoyée au PS : Madame la Première Secrétaire, La gauche - notre famille - c'était le refus d'un ordre purement
marchand. C'était la protection du faible contre le fort. En particulier
pour la culture. En ne les abandonnant pas à la seule loi du marché, la
gauche avait sauvé les artistes dans notre pays. C'était vrai, en
particulier, des dispositions prises sous François Mitterrand. Ceux de
nos voisins qui n'ont pas fait ce choix-là n'ont plus de cinéma ni de
musique. En vous opposant, à l'occasion de la loi "Création et
Internet", à ce que des règles s'imposent aux opérateurs télécommunications
(comme vous les aviez imposées naguère aux opérateurs de télévision
et de radio) pour qu'ils cessent de piller la création, vous venez de
tourner le dos de manière fracassante à cette histoire commune. Vous étiez la résistance à la déréglementation, à la loi de la
jungle et du plus fort qui assassine la diversité culturelle. Vous êtes
désormais, par l'effet d'une étrange ironie de l'histoire, les avocats
du capitalisme débridé contre les droits des artistes à l'heure du numérique. Souvenez-vous-en : le droit d'auteur est un droit de l'homme. Ce n'est
pas parce que les PDG des nouvelles multinationales portent des jeans et
des tee-shirts que leur âpreté et leur cupidité est moindre. Pour être
cool en apparence, le capitalisme numérique n'en est pas moins
sauvagement prédateur ! Héraclite nous enseigne : "le Peuple doit
combattre pour ses lois comme pour ses murailles". En faisant échec au vote de cette loi à l'Assemblée vous nous avez
adressé un message de rupture. Par la présente, nous en accusons réception. Vous avez perdu notre soutien - peut-être n'est-ce pas si grave après
tout ? Mais il nous semble aussi, et cela est plus fâcheux, que vous avez
également perdu votre âme. Quant à nous, nous restons de gauche, comme ça, quand vous le
redeviendrez, vous saurez où nous trouver. Veuillez croire, Madame la Première Secrétaire, en l'expression de nos
salutations attristées. Pierre Arditi, Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Bernard Murat,
Michel Piccoli
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