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Hadopi :
c’est de pire (peer) en pire (peer) ! EDITO |
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Vouloir
réglementer le Net, vouloir surveiller le Net, voilà une idée bien Française ! Nos
chers artistes seraient meurtris de la dégringolade de leur chiffre
d’affaires. (plusieurs millions d’euros pour certains mais il est vrai
pas de parachute doré, je plaisante… !) Nous
serions tous des pirates en puissance, des malfaisants. Le
CD a 20 euros, en pleine crise, n’est bien évidemment pas une question
qui se pose. Un
peu d’histoire, voire une petite histoire : lorsque j’étais lycéen
(âge du collège car nous entrions au lycée en 6° pour le quitter en
terminale – nous étions en pleine mode du 45 tours. Une
face A qui était un tube, une face B pour faire du remplissage, alors
lorsque nous étions abasourdis d’entendre ledit 45 Tours que nous écoutions
d’autre part à la radio, nous connaissions par cœur le tube de l’été.
Nous nous échangions pour quelques jours, quelques semaines les disques. Puis
dans les années 65-67, la cassette audio est sortie – seul Philips
faisait des magnétophones portatifs à des prix exorbitants, environ
1.000 francs soit le salaire d’un instituteur, enfin il fallait dire déjà
une institutrice. Pour les plus fortunés, ils enregistraient sur les
radios, leur musique préférée. Les
temps ont changé : Mai 68 est passé par-là, vous savez le mal de
tous les maux voire des mots aussi ! Dans les années 80, les magnétophones intégrés aux chaînes (c’est le mot exact-pas d’allusion perfide, je vous prie !) Haute-fidélité, comportaient deux platines cassettes, pour enregistrer des cassettes sur des cassettes mais en temps réel – puis il a été possible de copier à une vitesse accélérée. Puis le CD à graver est venu, puis le mini-disc est lui aussi arrivé – une grande qualité d’écoute mais le succès ne fût pas là et il est aujourd’hui considéré comme matériel professionnel et très cher. C’est
dire que nous étions démunis pour « copier » de la musique ! Internet
(source de tous les malheurs) est arrivé le « -pire tout pire-
aussi et là nos chers (très chers artistes$$$) ont manifesté. Oubliant
totalement qu’Internet avait permis à des artistes de se faire connaître
du grand public alors que les majors les ignoraient. Alors,
on créa une loi ( une loi vous dis-je), une de ces bonnes lois créait
dans l’urgence et la précipitation avec une sanction, bafouant toutes
les règles fondamentales du droit pénal, la coupure de l’accès au
fournisseur Internet. L’Europe,
vous savez ce truc qui nous ennuie depuis si longtemps et qui va même
vouloir nous obliger à voter le 07 juin (n’oubliez pas l’Europe n’a
pas que du mauvais), vient de décider que seul un juge (voilà encore une
engeance qui créé bien du souci en France -– les petits canaillous,
ils rêvent d’être indépendants, mais je rêve !!) aurait pouvoir
de prendre une telle décision. Tati Dati, bientôt député européen,
n’en croit pas ses oreilles, elle a failli en prendre son sac Dior. Pour
ne pas paraître de mauvaise foi, je n’évoque même pas ce fiasco législatif
avec les députés de la majorité absents lors du vote – ce serait
petit-petit, cet argument ! Je ne dirais rien des députés PS qui
veulent faire copain-copain avec les artistes… (juste pour l’équilibre
politique de l’article, cela va sans dire ! Alors,
raison il faut garder – que nos artistes travaillent et qu’ils soient
rémunérés : c’est un axiome – que sous prétexte de contrôler
le téléchargement, nous soyons sous l’œil vigilant et pas nécessairement
bienveillant des contrôleurs (au fait leur statut juridique, leur
formation, leur déontologie ?), C’est inadmissible. Je
ne peux, nous ne pouvons penser que quelqu’un voudrait nous surveiller ! Que
les artistes vivent, nous avons les moyens d’enregistrer dans le cadre
familial, avec des moyens classiques, toutes les musiques. Alors,
chers artistes revoyaient votre copie (je sais, elle est peut-être un peu
facile cette vanne mais…) et que nous nous gardions notre liberté
d’Internaute. Nous
chanterons tout ensemble « douce France, cher (encore plus cher que
les CD) pays de mon
enfance… JPG
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